Café du Congo – Lac Kivu – Café T’Heim
Le Kivu a produit du très grand café, puis a failli tout perdre. À l’indépendance, en 1960, la République démocratique du Congo exportait environ 90 000 tonnes de café par an. Maladies, conflits et abandon ont ramené la production d’arabica à quelques milliers de tonnes. Ce que vous avez dans ce sachet vient de cette relance-là, portée par des coopératives de petits planteurs.
Origine, savoir-faire et profil gustatif
Les caféiers poussent sur les hauteurs volcaniques bordant le lac Kivu, entre 1 500 et 2 000 mètres, à l’est du pays. Les variétés sont pour l’essentiel des bourbon et leurs dérivés — la même famille qui a fait la réputation des cafés d’Afrique de l’Est. Altitude, sols volcaniques, lac qui régule les températures : le terroir n’a jamais été le problème.
En tasse, l’acidité est vive et citronnée, portée par un corps plus dense qu’on ne l’attend, avec un fond de fruits rouges. C’est un café qui a du caractère et qui ne s’efface pas dans le lait. Cafés T’heim le torréfie à Bergheim, par lots de 15 kg maximum, et le vend sous deux semaines après torréfaction.
Usages et accords gourmands
Il donne le meilleur en méthode douce — V60, Chemex, piston — où son acidité a la place de se déployer : 60 g par litre, eau à 92-94 °C, jamais bouillante. En espresso, allongez légèrement le temps d’extraction si la tasse vous paraît trop vive. Et gardez le sachet fermé, à l’abri de la lumière : c’est l’air, plus que le temps, qui tue un café.
Une belle porte d’entrée vers notre collection de cafés, où l’on trouve de quoi prolonger la dégustation.
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