Confiture de Myrtilles des Bois – Les Confitures de Nicole
Myrtille des bois et myrtille de culture n’ont ni la même taille, ni la même couleur, ni le même goût. La sauvage est petite, presque noire, et sa chair est violette jusqu’au cœur — celle qui tache les doigts et la langue. La cultivée, plus grosse, a la chair blanche. Cette confiture est faite avec la première, et cela se voit à la couleur du pot.
La contrepartie, c’est la récolte : les myrtilles sauvages se ramassent au peigne, à genoux, dans les sous-bois des Vosges, sur une saison courte en plein été. Le rendement n’a rien à voir avec celui d’un verger, et c’est ce qui explique le prix.
Origine, savoir-faire et profil gustatif
Nicole et sa fille Sophie les cuisent au chaudron de cuivre dans leur atelier de Châtenois, à cinq minutes de la boutique. Le cuivre chauffe vite et régulièrement : la confiture prend en peu de temps, et le fruit garde sa couleur au lieu de virer au brun.
Au nez, la myrtille noire, profonde, un peu résineuse — le sous-bois n’est pas loin. En bouche, une acidité présente et un léger tanin en fin, qu’on ne trouve jamais dans une confiture de myrtilles cultivées. C’est ce qui lui permet de tenir sur des accords costauds.
Usages et accords gourmands
Au petit-déjeuner : tartines, brioche, pancakes, fromage blanc. En pâtisserie, elle garnit une tarte, un gâteau roulé, des sablés, ou nappe un cheesecake — l’accord myrtille-fromage frais est un classique qui fonctionne toujours.
En salé, c’est l’accompagnement du gibier par excellence : chevreuil, sanglier, canard. Une cuillerée dans la sauce en fin de cuisson, jamais au début. Elle tient aussi devant un fromage à pâte persillée. Une fois le pot ouvert, au réfrigérateur, à consommer sous trois semaines.
Prenez le temps de parcourir notre choix de confitures, pensée pour les cuisiniers curieux.
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