Confiture de bananes au rhum et sucre de canne – Nicole
La banane est le fruit le plus difficile à mettre en pot. Elle noircit à l’air en quelques minutes, elle n’a presque pas d’acidité, et sa texture tourne vite à la purée. Trois choses la sauvent ici : le citron, qui bloque l’oxydation ; le sucre de canne, dont les notes de mélasse prolongent le fruit ; et le rhum, qui apporte la structure aromatique qui manque à la banane seule.
Elle est préparée en petites fournées à Châtenois, à cinq minutes de la boutique, par Nicole et sa fille Sophie, au chaudron de cuivre. Leur savoir-faire vient de la famille : un grand-père distillateur, une grand-mère au verger — ce qui, pour une recette au rhum, n’est pas sans ironie.
Origine, savoir-faire et profil gustatif
Le geste est simple et ne souffre pas l’approximation : bananes bien mûres mais fermes, taillées en rondelles, citronnées aussitôt, cuisson courte à feu vif. Le rhum s’ajoute en fin de cuisson — versé trop tôt, l’alcool s’évapore et emporte les arômes avec lui.
Au nez, la banane fraîche domine, avec la vanille et le caramel du sucre de canne derrière. En bouche, la texture est fondante, le rhum arrive en finale, présent sans brûler. C’est une confiture de dessert plus que de petit-déjeuner.
Usages et accords gourmands
Sur du pain grillé, une brioche, des crêpes, du fromage blanc. Sur une glace vanille ou un riz au lait, elle fait un dessert complet en une cuillerée. Et dans un gâteau au chocolat encore tiède, chocolat-banane-rhum est un accord qui ne rate jamais.
En salé-sucré : un glaçage pour un magret, un travers de porc, des crevettes sautées — une cuillerée diluée dans le jus, en fin de cuisson. Contient de l’alcool. Une fois le pot ouvert, au réfrigérateur, à consommer sous trois semaines.
C’est l’une des pièces de notre catalogue de confitures artisanales, où chaque référence a été goûtée avant d’entrer en boutique.
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