Chaque année, à partir de la mi-octobre, le téléphone de la boutique change de rythme. Ce ne sont plus des particuliers qui appellent, mais des assistantes de direction, des responsables RH, des gérants de PME. Tous posent la même question, formulée à peu près de la même façon : « Il nous faudrait quarante cadeaux, quelque chose de local, dans un budget correct, et il faut que ça fasse plaisir. »
Cette phrase contient tout le problème du cadeau d’entreprise gourmand. Local, correct, qui fasse plaisir : trois critères simples en apparence, et pourtant la majorité des coffrets distribués en fin d’année finissent oubliés dans un placard. Voici ce que quinze ans à composer ces commandes m’ont appris.
Pourquoi tant de coffrets d’entreprise ratent leur cible
La première erreur tient au réflexe du catalogue. On commande quarante fois le même assortiment standardisé, souvent auprès d’un fournisseur national qui expédie depuis un entrepôt. Le contenu est correct, jamais mémorable, et surtout parfaitement interchangeable : le même coffret arrive chez trois entreprises concurrentes de la même ville.
La deuxième erreur est le déséquilibre entre l’emballage et le contenu. Un carton spectaculaire qui contient trois petits pots de quarante grammes produit exactement l’effet inverse de celui recherché. Les gens ouvrent, comptent, et comprennent.
La troisième, plus subtile, consiste à ne choisir que des produits d’exception. Un coffret entièrement composé de références rares impressionne, mais une bonne partie reste inutilisée parce que le destinataire ne sait pas quoi en faire. Un coffret réussi mélange un produit qui marque et deux ou trois références que la personne consommera vraiment.
Trois budgets, trois logiques
Nous composons nos coffrets sur mesure, mais l’expérience montre que les demandes se répartissent en trois familles assez nettes.
Autour de vingt à trente euros, l’objectif est le remerciement. Deux ou trois produits bien choisis suffisent : une confiture artisanale de Nicole, un sachet de bredele du Domaine des Prés, un poivre d’origine. C’est le format des cadeaux clients de fin d’année en volume.
Entre quarante et soixante euros, on peut construire un vrai parcours de dégustation. Une bouteille de la Maison Zeyssolff, une terrine des Recettes de Bichette, une confiture, un chocolat de Plaisir Partagé. C’est le format le plus demandé pour les collaborateurs.
Au-delà de quatre-vingts euros, on entre dans le cadeau qui marque : crémant d’Alsace, foie gras Lucien Doriath, tablette de pure origine Bonnat, huile d’olive du Château d’Estoublon. Réservé aux partenaires clés et aux remerciements importants.
Ce qui distingue un coffret alsacien d’un coffret générique
Un cadeau d’entreprise raconte quelque chose de l’entreprise qui l’offre. Quand une société alsacienne offre un coffret composé de produits de Châtenois, de Gertwiller et d’Osenbach, le message est immédiat : nous travaillons ici, avec des gens d’ici.
C’est encore plus vrai pour les destinataires hors région. Un client parisien ou allemand qui reçoit un coffret alsacien identifiera instantanément votre ancrage. Un coffret générique, lui, ne dit rien du tout.
Notre double sélection Alsace et Italie permet aussi de sortir des sentiers battus quand la clientèle a déjà reçu du terroir alsacien les années précédentes : pâtes artisanales Filotea, pestos, olives Taggiasca, vinaigres balsamiques de Modène.
Les questions pratiques que vous vous posez
À partir de quelle quantité ? Nous préparons aussi bien dix coffrets que plusieurs centaines. En dessous de dix, nous composons également, simplement sans conditions particulières.
Peut-on personnaliser ? Oui. Carte au nom de l’entreprise insérée dans chaque coffret, message adapté, et possibilité d’adapter la composition selon les destinataires. Nous distinguons régulièrement plusieurs niveaux dans une même commande.
Comment se passe la livraison ? Deux options. Livraison groupée à votre siège, la plus simple et la plus économique. Ou expédition individuelle à chaque destinataire, avec un bon de livraison sans montant. Nous expédions dans toute la France métropolitaine.
Et la facturation ? Une facture unique pour l’ensemble de la commande, avec le détail nécessaire à votre comptabilité. Le cadeau d’affaires relève d’un régime fiscal spécifique, votre expert-comptable vous confirmera les seuils applicables à votre situation.
Quand faut-il commander ? C’est le point le plus important. Pour une remise avant Noël, contactez-nous en octobre, début novembre au plus tard. Passé la mi-novembre, certaines références partent en rupture chez les producteurs et nous ne pouvons plus garantir toutes les compositions.
Au-delà des fêtes de fin d’année
La période de Noël concentre l’essentiel des demandes, mais les occasions ne manquent pas le reste de l’année. Un départ à la retraite, un anniversaire d’entreprise, un séminaire, un salon professionnel, un prix de challenge commercial, une naissance chez un collaborateur.
Nous préparons également des présents d’accueil pour les nouveaux arrivants, format réduit, deux ou trois produits, qui marquent bien mieux qu’un objet publicitaire. Et pour les événements, des petits contenants à distribuer en fin de réunion.
Comment nous contacter
Le plus simple reste l’échange direct. Dites-nous le nombre de coffrets, le budget par unité, la date de remise souhaitée et le type de destinataires. Nous revenons vers vous avec deux ou trois propositions de composition chiffrées, sans engagement.
Vous pouvez aussi passer à la boutique, 4 rue de la Poste à Sélestat, pour voir et goûter les produits avant de décider. C’est ce que font la plupart de nos clients professionnels la première année, puis ils renouvellent par téléphone les années suivantes.
Pour découvrir les compositions déjà prêtes, parcourez notre rayon panier gourmand. Et si le principe vous intéresse au sens large, l’usage professionnel n’est qu’une facette de cette pratique commerciale ancienne.
Une dernière chose, et c’est peut-être le meilleur conseil de tout cet article : goûtez ce que vous offrez. Un dirigeant qui a réellement dégusté le contenu du coffret en parle autrement au moment de le remettre. Et cela s’entend.