Pâte à tartiner Nut’Alsace – Jacques Bockel
Le chiffre qui règle le débat : 45 % de noisettes du Piémont. Une pâte à tartiner de grande marque en contient autour de 13 %, le reste étant du sucre et de l’huile de palme. Ici, pas d’huile de palme du tout, et la noisette passe devant le sucre. Cela s’entend dès la première cuillère — le goût de fruit sec reste en bouche au lieu d’être avalé par le sucré.
Le Nut’Alsace est né en 2013 dans les ateliers du chocolatier Jacques Bockel. L’histoire vaut d’être racontée : 800 kg produits la première année, 60 tonnes cinq ans plus tard. Un pot de pâte à tartiner régionale qui tient tête aux industriels sur son propre terrain, cela ne s’était pas vu souvent en Alsace.
Origine, savoir-faire et profil gustatif
La gamme compte aujourd’hui six versions : la classique, une plus forte en chocolat, une au caramel et fleur de sel, une au chocolat blanc, une aux noisettes françaises et une aux fruits secs. Dans les boutiques Bockel, on peut même remplir son pot à la fontaine — le genre de détail qui dit assez bien la différence entre un chocolatier et une usine.
La texture est fluide, presque coulante à température ambiante, parce qu’elle ne compte pas sur une graisse solide pour se tenir. Conséquence pratique : ne la mettez pas au réfrigérateur, elle durcit et devient impossible à étaler. Un placard, à l’abri du soleil, suffit largement.
Usages et occasions
Sur du pain frais, évidemment. Mais sa fluidité en fait aussi une sauce : tiède, elle nappe une glace vanille ou des poires pochées sans qu’on ait à la détendre. En pâtisserie, elle garnit des crêpes, fourre un moelleux au chocolat, ou remplace le praliné dans une ganache. Et à la boutique, l’usage qu’on préfère : une cuillerée dans un café chaud, remuée. Le résultat vaut n’importe quel chocolat viennois.
On le range à la boutique avec notre rayon de pâtes à tartiner, que nous faisons goûter chaque semaine à la boutique de Sélestat.
Pour approfondir le sujet, consultez les pâtes à tartiner.


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